Festival du Film Canadien à Kingston - La liste des films francos

Du 2 au 5 mars 2017 

PRANK

C'est l’histoire souvent hilarante et parfois dérangeante de l’anti passage à l’âge adulte, est une ode à la jeunesse, l’innocence et l’envie de causer des ennuis, réalisé par un des talents québécois du moment. Mieux connu pour ses courts métrages primés et sa cinématographie incroyable qu’il a monté pour Denis Côté, François Biron fait un début fracassant avec cette histoire d’un adolescent inadapté qui se retrouve en compagnie d’un trio d’adolescents avec un penchant pour les mauvais coups. Tandis que la tension s’accentue entre les nouveaux amis, les farces d’abord simple et puérile, deviennent de plus en plus cruelle et sans limite.                                                      

BOUNDARIES

Chloé Robichaud adopte une approche originale sur des questions politiques et culturelles qui typiquement reçoivent un traitement plus ordinaire. Dans la version cinématographique divergeant de la réalité, le Canada a un voisin frontalier nommé Besco, un petit état insulaire comptant 170,000 habitants dont l’avenir est incertain si  un meilleur traité pour sa nation et ses ressources n’est pas signé. C’est le souhait de politiciens, d’hommes d’affaires et de représentants locaux canadiens qui se rencontrent lors de rendez-vous officiels. Emily VanCamp, Remy Girard, et Macha Grenon sont les acteurs de cette judicieuse comédie politique.

NELLY

Anne Émond s’est fait reconnaitre comme l’un des plus audacieux jeunes talents du cinéma canadien avec NUIT #1 (KCFF 12) et LES ÊTRES CHERS (KCFF 16). Dans son film le plus éclatant à ce jour, Émond mélange faits et fiction pour décrire la vie complexe de Nelly Arcan, l’écrivaine québécoise ayant pris des libertés similaires quant à l’exactitude historique d’une série de phénomènes littéraires basés sur ses expériences comme travailleuse sexuelle. Malgré des défis occasionnels, Nelly a une force incroyable. Mylène Mackay interprète prodigieusement presque tous les différents personnages et incarnations de Nelly, les rendant autant séduisant pour l’auditoire que pour Émond.

STILL NIGHT, STILL LIGHT

Malgré une année riche en films réalisés par de jeunes cinéastes canadiens, la montréalaise Sophie Goyette se démarque par un premier travail réfléchit et délicat. La subtilité du lyrisme qui habite les trois parties du film est une des raisons pour lesquelles son travail est exceptionnel. En effet, Goyette déplace l’attention de l’histoire d’une jeune canadienne au Mexique à l’homme qui l’emploie comme professeure de piano pour son fils puis au grand-père de ce dernier. Goyette connecte toutes ces vies grâce aux thèmes de la mémoire, du regret et de l’évasion, permettant de manière subtile et surprenante d’exprimer ses idées.   

THOSE WHO MAKE REVOLUTION HALFWAY ONLY DIG THEIR OWN GRAVES

Aucun film canadien récent ne pourrait rivaliser avec l’audace de ce portrait provoquant  de la démocratisation d’un nouveau radicalisme. Les manifestations des étudiants à propos de l’augmentation des frais de scolarité à Montréal en 2012, ont inspiré les réalisateurs Mathieu Denis et Simon Lavoie, qui se sont demander jusqu’à quel point ces jeunes étaient prêts à aller ? Les cinéastes ont inclus des images de vraies manifestations dans cette fiction montrant quatre prérévolutionnaires qui auront recours à des mesures extrême afin de changer cette société qu’ils détestent. Ce film, prix du meilleur long-métrage canadien au TIFF en septembre dernier, semble particulièrement adapté dans ces temps agités.